Polarisation des structures de soins de la Haute Casamance : entre construction nationale des systèmes de santé et recours aux soins transfrontalier
La tendance à la mondialisation, au développement des moyens de communication et à la mobilité sans cesse grandissante des personnes et des biens réduit fortement les distances et uniformise les rapports socio-économiques à l’échelle planétaire. Les frontières sont aujourd’hui souvent considérées et vécues comme de « simples discontinuités dans une logique de partage des compétences territoriales » Moullé (2010). Cette dernière s’accompagne de mouvements permanents auxquels sont sujets les frontaliers dans le sillage des places centrales périphériques. Celles-ci font l’objet d’une attraction déterminée par l’offre de service proposée dans un rayon de mobilité donné. Dans certains cas, ce rayon de polarisation peut dépasser les limites nationales d’un Etat suivant la porosité des frontières, l’espace vécu et la configuration d’un tissu urbain frontalier homogène dans les relations économiques.