Pratiques, récits et la construction de savoir(s) islamique(s) parmi des femmes musulmanes d’origine ouest-africaine à Montréal
Cette thèse doctorale est une étude ethnographique portant sur le rapport au savoir islamique parmi des femmes musulmanes d’origine ouest-africaine à Montréal. Au moyen d’une approche théorique postcoloniale féministe, cette étude tente de recouvrer le(s) savoir(s) tel que dit(s), vécu(s), ou pratiqué(s) par les femmes musulmanes d’origine ouest-africaine, que ce soit au sein ou en dehors des institutions traditionnellement productrices du savoir.
La thèse explore les dynamiques de la migration et du changement religieux, en faisant attention aux trajectoires personnelles de femmes qui émigrent et s’installent au Québec, tout en relevant les façons dont les femmes dans leurs récits construisent un savoir religieux. À travers la description des croyances et pratiques quotidiennes des femmes étudiées, cette thèse poursuit l’exploration de rapports au savoir islamique et de la construction de ce dernier. Les conceptions et la construction du savoir sont également présentées dans leur diversité, dans la description de savoirs officiels et de savoirs moins connus tels que la divination et des pratiques « magiques ». La thèse poursuit avec une étude de cas sur les femmes de la confrérie des mourides de Montréal qui permet d’appréhender les constructions parallèles de traditions islamiques, en montrant comment les femmes mourides évoluent dans une dimension religieuse distincte. La thèse conclut qu’il existe de multiples formes de savoirs islamiques aux expressions variées parmi les femmes.