Sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel immatériel du Sénégal : Projet de création d’un écomusée des pratiques divinatoires et curatives.
Avant d’entamer mes propos, lieu est de préciser que ce mémoire n’a pas la prétention de faire l’économie de l’ensemble des pratiques thérapeutiques existant au Sénégal mais, au-delà de la préservation des pratiques curatives traditionnelles de contribuer à une conscientisation auprès des autorités pour la mise en place d’un cadre légal pour qu’enfin ce domaine puisse jouer efficacement son rôle de médecine secondaire.
Choisir un terrain d’enquête et un objet d’étude n’est jamais fortuit. Les raisons qui ont porté la quête dans un lieu plutôt qu’ailleurs et dans un domaine plutôt que dans un autre restent des lors subjectives.
Comme tout citadin, je suis né dans une ville avec toute l’assistance médicale moderne qui sied. De parents musulmans, j’ai grandi dans une atmosphère baignée d’une forte croyance religieuse et ses exigences. Descendant d’arrière grands-parents ceedo1, lignage qui est toujours présents dans cette perception que j’ai de nos particularités et spécificités culturelles. Ce qui fait que j’ai vécu dans un syncrétisme religieux qui n’entame en rien cette symbiose qui s’instaure, dans bon nombre de nos pays d’Afrique, entre le spirituel et le temporel. Comme tous les petits sénégalais de mon âge, j’ai eu à porter des amulettes et autres gris-gris et soumis à des bains rituels pour conjurer le mal et le mauvais œil dans l’optique de protéger ma jeune personne.