Communication, tourisme et développement durable au Sénégal : enjeux et risques
Selon Daniel BOUGNOUX « l’ubiquité déconcertante des pratiques communicationnelles passe facilement pour un effet de mode (…) » et il se demande, « quel acteur social n’est pas aujourd’hui saisi par la communication ? Être, c’est être perçu »1, dit-il, citant la maxime de BERKELEY, une maxime qui selon lui,
« s’applique particulièrement aux responsables, aux entreprises, aux partis, aux églises, écoles ou associations, aux intellectuels ou aux artistes…, tous sommés d’apprendre les nouvelles règles du jeu sous peine de déclin, ou de disparition. Or la thèse du philosophe idéaliste peut se relier à celle qui domine l’oeuvre de Bateson et Watzlawick : on ne peut pas ne pas communiquer, non parce que ce serait fou ou dangereux, mais simplement impossible » affirme t-il, et soutient ensuite qu’« il en résulte que la communication est l’affaire de tous et non (conséquence rassurante) de celle d’une poignée d’experts ; sa compétence est éparse et se confond avec l’exercice de la démocratie ».