ÉCONOMIE DE LA RÉGULATION POSTCOLONIALE DU SECTEUR DES TÉLÉCOMMUNICATIONS SÉNÉGALAISES DANS LE CADRE DE LA GOUVERNANCE GLOBALE : LE CAS DES RESSOURCES COMMUNES
La présente recherche porte sur l’État postcolonial sénégalais. Plus précisément, ce sont la place et le rôle de l’État depuis l’indépendance du pays en 1960 qui sont interrogés dans un secteur spécifique, celui des télécommunications. Cette interrogation s’est faite à l’articulation des deux univers de la gouvernance internationale et de ce que nous avons considéré comme une régulation nationale du secteur, des acteurs et des ressources spécifiques aux télécommunications sénégalaises. Ce travail s’est intéressé à la période postcoloniale (1960-2005) de manière à rendre compte sur près d’un demi siècle des changements de régimes (internationaux puis transnationaux) de gouvernance et de la mutation des modes nationaux de régulation. Une périodisation sous forme de régimes permet de rendre compte des permanences et des évolutions en ce domaine. Pour saisir adéquatement ce rôle de médiateur et la transposition dans l’espace national de l’ordre coercitif imposé par l’environnement international, nous avons privilégié une approche d’économie politique de la communication et recouru à un cadre conceptuel transdisciplinaire qui emprunte à l’anthropologie politique, aux Relations Internationales et aux études postcoloniales. Nous avons ainsi problématisé les concepts de gouvernance, de régulation et de postcolonialité à partir de notre ancrage théorique.