L’éducation musicale au Sénégal : enracinement et ouverture
Le titre de ma thèse : « éducation musicale au Sénégal : enracinement et ouverture », se reflète dans ces phrases : « le texte d’une culture est inscrit dans la personne qui se l’approprie à travers l’éducation. Le dialogue est possible si la structure de la personne est la relation d’ouverture à l’autre et si les personnes en dialogue sont capables de dépasser leur horizon personnel et culturel pour créer une réelle solidarité » (Gianna Pallante 2015). Mon questionnement sur l’éducation musicale au Sénégal est survenu dans une situation marquée par un discours très critique sur cette discipline aussi bien au niveau des élèves, que de celui de leurs parents, et même chez les acteurs de l’éducation (professeurs d’autres matières et administration scolaire). Une tension réelle existe entre l’enseignement de la musique et l’environnement scolaire sénégalais qui ne lui est pas favorable. J’ai remarqué que les élèves qui sont en général férus de musique, ne sont guère motivés pour suivre les cours d’éducation musicale, et j’ai été fort surpris par ce paradoxe.