L’Hybridation policière : l’exemple du Sénégal
Ancienne colonie française et situé en Afrique de l’Ouest, le Sénégal partage ses frontières au Sud avec les deux Guinée Bissau et Conakry, au Nord avec la Mauritanie, à l’Est avec le Mali et à l’Ouest l’Océan Atlantique. La Gambie est une enclave à l’intérieur du Sénégal en allant en Casamance. Composé d’ethnies Wolofs (langue la plus parlée après le Français, Dakar, Thiès, Saint-Louis), des Hallpullar (au Nord), des Sérères (centre), des Diolas, Mandingues, Mancagnes et des manjakes (Sud Casamance), la population sénégalaise est estimée à plus de 12 millions d’habitants et compte 14 régions (Dakar – Thiès – Saint- Louis – Diourbel – Kaolack – Fatick – Matam – Tambacounda – Ziguinchor – Kolda – Sédhiou – Louga – Kaffrine – Kédougou).
Les forces de sécurité sénégalaises apparaissent tant aux yeux de la population qu’à ceux des organisations de défense des droits de l’homme, des médias, des autres fonctionnaires ou encore des coopérants étrangers comme des forces professionnelles et éminemment républicaines. L’armée est en effet décrite comme étant instruite, démocratique et bien commandée, proche de la population, et ses interventions dans les domaines humanitaires et du développement sont unanimement saluées. C’est à la faveur de la crise de décembre 1962 qu’elle a acquis sa réputation d’armée républicaine, jamais démentie depuis lors. Malgré certaines pratiques de favoritisme, le recrutement semble assez équilibré et transparent. On ne constate pas de déséquilibre ethnique dans la composition des forces. Contrairement à la plupart des armées africaines francophones, l’armée sénégalaise a toujours été, depuis l’indépendance, une armée de métier car ses opérations se déroulent aussi bien à l’extérieur dans le cadre des missions de paix que sur le terrain intérieur casamançais.