Prise en compte du risque environnemental dans les systèmes irrigués sahéliens : étude de cas au Sénégal
Du fait des grandes sécheresses qui caractérisent le climat sahélien, les systèmes irrigués se sont imposés dans cette région. comme seule alternative au développement d’une agriculture soutenue. En effet, face à des besoins de consommation de plus en plus importants et variés, la mise en place d’infrastructures hydro-agricoles au Sahel reste, certainement, une réponse stratégique pertinente des pouvoirs publiques. Aussi ont- ils souvent encouragé le développement, par des privés, des activités d’irrigation tendant à accroitre la production agricole. Or. paradoxalement, c’est le foisonnement incontrôlé des périmètres irrigués qui constitue, aujourd’hui. une menace sérieuse à la viabilité de cette même agriculture irriguée. Notre expérience de terrain nous a permis de prendre conscience, entre autres, du risque de dégradation saline encouru par les Périmètres Irrigués Villageois (PIV) de la moyenne vallée du fleuve Sénégal. Comment prendre en compte ce
phénomène pernicieux afin de garantir la viabilité de l’activité agricole, elle même? Telle était, au départ. notre question de recherche. L’hypothèse de base qui sous—tend cette question stipule que c’est l‘absence ou l‘insuffisance d‘intégration des connaissances sur les systèmes irrigués sahéliens (dans toutes
leurs composantes socioculturelles, économiques et environnementales) qui constitue une des limites majeures à la viabilité de ces systèmes irrigués.