Victimations, climat et institutions scolaires : Essai de reconstruction du concept de violences scolaires comme objet d’étude à partir d’une comparaison Sénégal-France
Quand, d’ordinaire, l’on s’intéresse à l’école en Afrique, c’est généralement pour évoquer les difficultés matérielles et financières qui empêchent les systèmes éducatifs de se déployer efficacement pour remplir leurs différentes missions. Ce qui la définit, ce sont les dysfonctionnements chroniques du fait de son caractère très sélectif, propre à générer l’exclusion et la marginalisation du plus grand nombre (rapport de l’association AUPEJ). L’école sénégalaise, comme la plupart des écoles africaines, souffrirait, d’une inadaptation conjoncturelle et structurelle avec une formation et des diplômes ne coïncidant pas nécessairement avec les types d’emplois les plus courants. On constate également que le taux d’échec moyen aux principaux examens officiels (entrée en 6ème brevet de fin d’étude moyen et baccalauréat) est de 80%, ce qui pousse des observateurs à parler d’un « système scolaire extraverti ».