L’adoption et les droits de l’enfant en Afrique francophone : réflexions sur les droits malien et senegalais
L’étude envisage de remédier aux lacunes des textes maliens et sénégalais de l’adoption dans une perspective de protection des droits de l’enfant. Dans ces pays, il existe deux formes d’adoption légale calquées sur les modèles français de l’adoption. Il s’agit, pour le Mali, de l’adoption filiation et de l’adoption protection , et pour le Sénégal, de l’adoption plénière et de l’adoption limitée. Cette typologie législative de l’adoption souffre d’un manque d’équilibre et de cohérence tant dans sa structuration que dans sa finalité. Par conséquent, elle ne présente pas une garantie suffisante de protection des droits des enfants maliens et sénégalais. A côté de l’adoption légale, coexiste, dans les deux pays, l’adoption de fait, laquelle résiste au droit. Or, les adoptions de fait constituent une sorte de parenté sociale et
affective qui mérite d’être créatrice de droit. Par ailleurs, le droit de l’adoption internationale dans les deux pays est embryonnaire et mérite d’être mieux construit. Dans cette perspective, il conviendrait d’intégrer, dans les législations internes des deux pays, des règles de conflits de lois en matière d’adoption internationale plus respectueuses de l’intérêt supérieur de l’enfant en privation familiale.